Estelle Enette—Mannequin professionnelle « Chaque étape a été comme une préparation pour la prochaine »

Depuis l’age de 17 ans, Estelle Enette est mannequin professionnelle. Elle a récemment été publiée dans un numéro de Vogue, une véritable consécration dans le milieu. Elle vous présente dans le cacao talk de cette semaine les coulisses du métier.

Estelle Enette — Mannequin professionnelle
Estelle Enette — Mannequin professionnelle

Bonjour Estelle, est-ce que tu peux partager avec nous ce que tu fais dans la vie ?

En ce temps de confinement, je suis au chômage technique, mais sinon je suis mannequin professionnelle. J’aime aussi bien dire que je suis un théâtre ambulant.

Tu as participé et gagné l’édition 2015 de Your Angel Martinique qui est un casting  créé par Steeven Jean-Yves Zamor. Est-ce comme ça que tu as commencé dans le milieu ? 

J’ai commencé le mannequinat officiellement après le concours Your Angel. Mais c’est vrai que j’avais tenté en 2013, le casting Elite model look comme à peu près toutes les filles que je connais qui se sont lancées dans le mannequinat. On est toutes passées par là, je pense. 

Comment t’es-tu intéressée au mannequinat ? 

Le mannequinat n’a jamais été mon rêve. Je voulais être hôtesse de l’air à la base. Ce qui m’a attirée est le fait de pouvoir voyager, de pouvoir rencontrer des gens. En ce qui concerne la mode, oui je regardais les élections de miss, quand ma mère allait chez le coiffeur, je regardais les magazines. Cependant, je n’étais pas FAN de mode, de stylisme ni de tout le glamour qu’il y a autour de la profession. Mon rêve était plus de voyager et de connaître le monde.

Qu’est-ce qui t’a fait t’inscrire à Your angel et Elite ? 

Ce sont les gens autour de moi qui avaient plus ce rêve pour moi que moi-même. Que ce soit mes tantes ou même des inconnu.e.s qui me disaient “oui tu es grande, tu devrais faire mannequin”. Ce fut vraiment sur un coup de tête.

Pour le concours Elite, j’avais 13 ans, je n’avais même pas de talons ni rien. Ma mère m’a dit “Allons-y, allons-y” et nous nous sommes décidées à la dernière minute. J’y suis allée et au final, j’ai été repérée. Pour Your angel ça a été la même chose, mon entourage m’y a encouragée et au final ça n’a pas mal fonctionné. 

Comment s’est passée ta transition de la Martinique à plusieurs agences dans le monde ?

Je peux dire que c’était vraiment compliqué. Après le concours, je suis partie directement à New York, et je suis restée un mois et demi. J’ai rencontré les agences, je suis allée à mes premiers castings. C’était vraiment dur, malgré le fait que durant le concours, nous avions eu une préparation, physique, psychologique. On nous a expliqué comment se passaient les castings, ce qu’il fallait faire, donc je n’étais pas trop dans l’inconnu, mais en même temps, on ne s’attend jamais à ce que l’on va rencontrer.

Je pense que le plus gros choc a été mon arrivée à Paris. À New-York je ne faisais pas de fashion week, mais plus des castings. Il n’y avait pas de vrais “enjeux”. J’ai trouvé mon agence assez rapidement, j’ai signé avec Elite. Ça ne s’est pas trop mal passé et surtout Jean-Yves était là pour m’épauler, je n’étais pas toute seule. Je suis aussi partie en même temps que Tara Falla une autre mannequin. Paris, ça a été compliqué en septembre, car rebelote, il fallait retrouver une agence, refaire des castings et j’ai trouvé que c’était plus difficile.

Qu’est-ce qui était plus compliqué à Paris ? 

C’est le fait de se vendre. Le fait qu’il faille refaire la même chose à chaque fois. C’était contraignant à l’époque, car j’étais à l’université en même temps. Du coup alterner entre les cours, les rendez-vous d’agence, était assez compliqué.

Le plus dur ça a vraiment été ma première Fashion Week, là il y avait un véritable enjeu. J’habitais à Paris, j’étais obligée de travailler, c’était ça ou rien. J’avais arrêté les cours, j’avais raté tous mes partiels spécialement pour faire la Fashion Week. Sauf que là ça a été le drame, car je n’ai fait aucun show. Faire face au rejet tous les jours, constamment, sans savoir pourquoi c’est ça le plus dur : de ne pas savoir pourquoi. C’était pareil pour les castings d’agence. On te dit “c’est très bien, mais pour nous ça ne va pas fonctionner”. Il n’y a pas de vraies raisons. 

Estelle Enette — Mannequin professionnelle
CC : @rohande

Tu as récemment été publié dans un numéro de Vogue India ? Que signifie cette expérience pour toi ?

Comme je l’ai expliqué, le mannequinat ça n’a jamais été mon rêve. Cependant, du fait que ce soit mon métier, je me suis forcément fixée des objectifs. Du coup, le premier Vogue c’est sûr que c’est important. Déjà quand j’ai reçu l’appel de mon agent pour me dire que j’étais en option, je revenais tout juste d’Inde, donc c’était symbolique, car j’adore ce pays. Le premier grand voyage que j’ai fait pour le mannequinat était en Inde, j’y suis restée trois mois, il y a trois ans. Les créateurs indiens aiment en général mon profil, que ce soit à New-York ou Paris, ce sont des créateurs indiens qui me choisissent. D’où la symbolique de ce moment.Je suis donc partie en Allemagne pour shooter. En plus, il s’agissait d’un super photographe donc c’était vraiment magique. 

T’es-tu préparée différemment pour ce shoot ou as-tu adopté la même routine que d’habitude ?

 Bizarrement non. Normalement, quand j’ai un shoot et surtout un édito, en général, je regarde le travail du photographe, des stylistes. Je regarde tout cela pour savoir à quoi m’attendre. J’ai fait mes petites analyses/études, j’ai repéré qu’il fallait beaucoup de mouvement. Je savais qu’au niveau du stylisme cela allait être vif. Je me suis donc juste préparée psychologiquement.

Les choses arrivent par étapes. Ce n’est pas comme si je venais d’arriver à Paris et qu’on me proposait Vogue. Mon évolution a vraiment été progressive. Je n’ai pas explosé dès la première saison, d’ailleurs, je n’ai jamais “explosé”. Mon évolution a été lente et fastidieuse, avec beaucoup de hauts et beaucoup de bas. Chaque étape a été comme une préparation pour la prochaine.

Sais-tu déjà qu’elle sera ta prochaine étape ? As-tu un nouvel objectif ?

Mon prochain objectif est même plus un rêve, car je ne sais pas si ça sera possible. Je pense que ce serait de faire une couverture de magazine.

Tu as donc déjà posé  pour Vogue, Givenchy, Cosmopolitan, mais tu as également défilé des créateurs comme CHRISTIAN COWAN. Quel type de mannequinat préfères-tu ?

J’ai été traumatisé par la première Fashion Week que j’ai faite. Il y a des filles qui sont faites pour ça, mais je n’en fais pas du tout partie. Il faut que je me prépare mentalement, physiquement. Il s’agira de deux semaines de travail intense où je vais devoir me dépasser. Même si quand j’y suis il y a une effervescence incomparable, c’est un vrai travail d’équipe. Le fait de faire un défilé veut dire que l’on t’a choisi.e, que tu corresponds à un look et que c’était pour toi en fait. Donc c’est flatteur, c’est gratifiant, mais c’est aussi beaucoup de pression. Tu as la responsabilité de vendre un look.

Si je devais choisir, je ne ferais que du commercial, j’aime beaucoup la vidéo, les publicités. C’est vraiment ce que j’aime faire sauf que malheureusement, on ne peut pas faire tout ce que l’on veut surtout dans le mannequinat. C’est mieux d’être polyvalent.e et de faire un peu de tout. Qu’il s’agisse de défilés, d’éditos ou du commercial. Puisqu’en soit les éditos ça ne paye pas. Pour les publicités, ça fonctionne en saisons de campagnes et il n’y en a pas toute l’année donc il faut avoir des client.e.s régulier.e.s afin de pouvoir payer ton loyer. C’est un autre aspect du mannequinat : on n’a pas de réelle stabilité financière. On n’a pas de salaire fixe qui tombe tous les mois. Il y a des mois où je ne touche rien.

Être mannequin n’est pas un métier de tout repos, comment arrives-tu à équilibrer santé mentale et santé physique avec tant de pression ?

Mon dieu… Au début, ce n’était vraiment pas facile. Surtout en tant que Martiniquaise venant d’arriver en France hexagonale qui était un pays que je ne connaissais pas réellement. Avant ça,  j’y étais allée peut-être une fois en vacances. C’est un métier où on se sent seul.e. Il faut vraiment être fort.e psychologiquement. 

Ma meilleure thérapie est de revenir en Martinique, revenir chez moi. Sinon quand je suis à Paris, c’est mon appartement. Je l’appelle mon cocon, c’est vraiment l’endroit où je suis la plupart du temps quand je ne suis pas à New-York. Il faut que mon chez moi soit mon havre de paix. Je brûle mon encens, je médite, je lis, je cuisine. C’est l’endroit où je me sens bien, je ne sors pas vraiment.

Quand on est mannequin, on apprend tellement à ne pas être chez soi que quand tu es chez toi, c’est la meilleure sensation. Donc rentrer en Martinique et prendre un bain de mer ça n’a pas de prix.

C’est donc possible d’être mannequin et d’avoir une vie sociale épanouie ?

On est en 2020, il y a les réseaux sociaux, on peut garder contact avec les gens. Je suis très casanière donc moins je sors, mieux je me sens. Je ne peux pas planifier des vacances, ni des sorties, car je ne sais jamais quand je serai appelée pour un casting ou pour un travail. Je n’ai pas de routine donc c’est compliqué pour moi de m’organiser. Mes amis et ma famille sont au courant donc voilà, on fait avec. J’ai la chance d’avoir des amies qui sont mannequins et antillaises et qui du coup comprennent mes challenges dans tous les sens. Qu’il s’agisse de la distance avec la Martinique, la distance sociale, elles comprennent tout cela donc c’est plus facile. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance donc je m’en sors.

Peux-tu partager avec nous de quoi est fait une de tes journées type ?

Déjà, il faut savoir que l’on n’a pas beaucoup de temps. Le matin, je me douche, je fais ma routine skincare complète et c’est TRÈS important, car on ne dort pas beaucoup. On rentre tard, on part tôt. Je pars sans savoir à quelle heure je vais revenir, je mange vite fait car en général pendant la journée je ne mange pas. Je rentre, je mange, je dors et rebelote le lendemain et ça pendant une semaine.

On voit depuis quelques années beaucoup de mannequin caribéennes réussir dans le milieu (Danny Rose, Mélodie Monrose, Cora Emmanuel) : quels sont selon toi vos atouts ?

Je pense qu’on a une rage de réussir, car on vient de loin. On vient d’une petite île et on a l’impression qu’on a tout un peuple derrière nous. Il y a un soutien incroyable. J’ai l’impression que depuis que j’ai commencé, à chaque fois qu’il y a une réussite au niveau professionnel les gens sont contents pour nous. Je pense que c’est notre atout, on a l’énergie de notre île.

Je pense aussi que ce que cherchent les clients en ce moment c’est beaucoup d’originalité et on a ce facteur. On a cette culture caribéenne théâtrale et polyvalente. Il faut savoir être acteur.ice, danseur.se et on a tout ça et c’est un avantage.

Aussi en ce moment c’est la tendance, je dis ce que c’est une tendance parce que ça fait un ou deux ans, mais il y a la tendance de l’afro. Du coup, nous sommes quand même avantagées, car en général nous avons les cheveux naturels. Quand j’ai commencé, je n’avais pas les cheveux naturels et je vois la différence entre avant et maintenant.

Quel fut le changement de réaction lors de ton passage au naturel ? 

Ça a été compliqué surtout au niveau de mes agences. Ils avaient peur que ça ne m’aille pas alors qu’on parle quand même des cheveux qui poussent sur ma tête donc je ne vois pas comment ça ne pourrait pas m’aller. Ma transition vers le naturel a duré environ un an donc c’était catastrophique surtout lors des trois derniers mois. Cependant, lors de ces mois-là, j’étais en Inde et ils apprécient les cheveux volumineux donc je n’ai pas eu trop de problèmes. En rentrant après en Martinique j’ai tout coupé et depuis, je n’ai jamais autant travaillé. 

« On vient d’une petite île et on a l’impression qu’on a tout un peuple derrière nous »

En quoi ton expérience en tant que femme noire et caribéenne est-elle singulière ?

Comme tu peux le voir, je ne suis pas très foncée donc j’ai été assez épargnée dans le milieu. Mon plus gros souci a été d’assister à des agressions racistes envers des filles plus foncées que moi. Personnellement la seule chose qui me gêne, c’est l’utilisation du mot “black” mais j’ai bien compris que ce n’est pas la peine de polémiquer avec des gens qui ne comprennent pas qu’il s’agit d’un détournement de langage.

Mais j’ai été témoin de choses qui sont graves. Je pense notamment à un shoot où nous étions un groupe de six filles pour un édito et qu’il y avait une mannequin plus foncé de peau que moi. Nous étions que deux noires et pour la dernière photo, il manquait une robe et la photographe a dit à cette jeune fille qu’elle pouvait rentrer chez elle, car pour “l’harmonie des couleurs, ça ira mieux”. Elle a dit ça devant moi, qui suis également noire comme si j’allais me sentir flattée… Ce sont des situations où tu te sens impuissante. Sur le coup, tu ne trouves rien à dire, car tu es sous le choc.

Je ne parle même pas des cheveux, car je me suis faite à l’idée que je ne serais jamais coiffée correctement. Même si je vois une amélioration depuis que j’ai commencé, il y a de plus en plus de coiffeur qui savent coiffer les cheveux crépus même si cela reste une minorité. C’est quelque chose que je ne comprends pas car ça s’apprend… J’ai pratiquement toujours eu les cheveux défrisés et j’ai appris ! Je ne vois pas comme ça peut être ton métier et que tu n’apprends pas … Donc je me suis résignée et faite à l’idée au point où lorsque je suis bien coiffée, je suis étonnée et je les félicite.

Pour le maquillage, c’est pareil même si je le répète je ne suis pas la plus foncée des filles, mais même pour moi j’ai eu des shoots où je n’avais pas ma couleur de fond de teint. Il y a des gens qui ne savent pas maquiller la peau noire, parce que parfois il ne s’agit pas des teintes, mais tout simplement la technique et les couleurs. Mais encore une fois entre 2015 et maintenant, j’ai vu un très grand changement.

Penses-tu qu’il y a un véritable travail d’inclusivité et de représentation aujourd’hui dans le mannequinat ?

C’est comme pour les cheveux, j’ai l’impression qu’il y a des quotas. Selon moi, nous ne sommes pas encore arrivé.e.s au moment où c’est normal d’avoir des filles noires, comme c’est normal d’avoir des filles blanches, ou encore des filles asiatiques. En général on le voit de toutes les façons sur les call sheets. Par exemple pour les shoots de cosmétiques, il faut une blanche, une asiatique, une noire foncée, une noire claire et il y a des quotas. Lors des défilés, on voit de plus en plus de filles noires, mais ça dépend encore des villes.

À New-york, c’est plus facile pour les filles noires de travailler, il y a un marché qui est différent et pour le coup beaucoup plus inclusif. Les femmes noires aux Etats-Unis sont considérés comme des consommatrices donc il y a un marché. Par contre, à Paris, en haute couture… c’est une blague. Il y a peut-être deux filles noires sur ce type de show et c’est vraiment parce qu’en ce moment, c’est la mode, il faut un afro. Tu sens que tu combles un trou. On n’est pas encore arrivé au moment où c’est la norme, il s’agit encore d’un effort, mais on y arrive !

Quelles sont les qualités afin d’être un bon mannequin et surtout de réussir ?

Je crois qu’il faut avoir énormément confiance en soi, c’est primordial. Il faut ne jamais douter de sa valeur, parce que c’est très facile de se laisser atteindre par la non-critique tout comme la critique. Il faut beaucoup de persévérance, ne pas abandonner. Psychologiquement, c’est très très dur, de faire tout le temps face à un rejet.

Je ne sais pas si c’est une qualité, mais un petit peu d’hypocrisie ou si je puis dire être acteur.ice surtout lorsqu’on est une femme noire. On doit faire face à des micro-agressions quasiment tout le temps.

Est-ce que ton activité t’a aidée à t’épanouir et à avoir confiance en toi ? 

Avec les années oui. J’ai commencé, j’avais 17 ans donc j’étais encore assez jeune. Personnellement ça a été dur au début, mais au fur et à mesure des étapes que j’ai franchis, j’ai gagné confiance en moi.

Comme je l’ai dit, chaque étape a préparé la suivante, chaque étape m’a donné la force de poursuivre mon chemin. C’est pour ça que je dis que j’ai de la chance, car j’ai été très bien entourée. Que ce soit Jean-Yves ou encore mon agent qui a su me ramasser dans les moments les plus difficiles, ma famille qui a toujours été là. Toute seule, c’est clair que cela aurait été compliqué. J’ai envie de dire que c’est au fur et à mesure des exploits que j’ai pris confiance en moi et que maintenant, je vais en casting confiante.

C’est comme les requins et leurs proies, s’iels voient que tu n’es pas sûr.e de toi, hésitant.e, on va te bouffer. On ne recherche pas la timidité, peut être au début c’est cute c’est mignon quand tu viens de commencer, mais au bout d’un moment, il faut grandir et on te le fait bien comprendre.

Peux-tu partager avec nous un endroit, une personne et une citation qui m’inspirent ? 

L’endroit, c’est vraiment l’Inde. C’est un gros coup de cœur. Il y a tellement de similarité avec la Martinique, je m’y sens chez moi. C’est aussi le premier pays, où j’ai vraiment travaillé.

Pour la personne, il y en a plein, car je suis entourée d’artistes et de personnes talentueuses. Mais je dirais Jean-Yves Zamor. Il a surmonté beaucoup de choses, aujourd’hui, c’est une personne qui est forte. Il est le pilier de la famille Your Angel et il m’inspire pour ça. Il a su maintenir à flot une équipe de gens pas faciles avec beaucoup de caractères.

Pour la citation : Wè mizè sé pa mo (ce qui ne tue pas rend plus fort en créole), car pour moi c’est ça la définition d’être mannequin. 

Qu’est-ce qui te fait “feel good” toi, Estelle ?

J’adore faire de la pâtisserie, c’est quelque chose qui me défoule. C’est assez contradictoire, car quand on est mannequin, on s’attend à ce qu’on ne mange pas, à ce qu’on se prive. Personnellement je ne me prive pas du tout et ça m’a valu des remarques. On m’a clairement dit que j’étais trop grosse, mais pour moi la nourriture c’est magnifique : j’adore cuisiner, j’adore manger. Mon plat favori sont les crêpes ce n’est pas très original, mais c’est quelque chose qui me transporte chez moi le samedi soir, avec ma mère dans la cuisine. C’est ma Madeleine de Proust.

Avec le contexte actuel, peux-tu nous expliquer comment le coronavirus a impacté ton activité de mannequin ?

Le futur est très incertain. Je trouve que d’une certaine façon, ça n’a pas été une mauvaise chose, car ça m’a permis dans un premier temps de prendre des vacances, car je n’étais pas sûre de rentrer cet été. Je ne sais pas de quoi demain est fait, mais ça ne me change pas tellement de d’habitude, car il y a des mois où je ne travaille pas du tout donc là, c’est comme si c’était un mois sans travail. Par contre, j’ai peur parce qu’il s’agit d’un métier où l’on est assez proches physiquement avec les gens avec qui ont travaille, je ne sais pas comment ça va s’organiser.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de bon pour la suite de ta carrière ?

J’aimerais que l’on me souhaite que je puisse arrêter le plus tôt possible. Que je puisse prendre ma retraite très jeune haha.

Léonie Vignocan

Retrouve Estelle Enette sur sa page Instagram ainsi que sa chaîne Youtube !

Par souci d’inclusivité nous utilisons le pronom iels prenant en compte tous les genres.

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