Jahlys — Chanteuse « Il vaut mieux être vraie et fidèle à soi-même que de se travestir pour réussir »

Passionnée de musique depuis son enfance, Jahlys a décidé de transformer sa passion en métier en devenant chanteuse. À travers ses textes, elle s’affirme et prône l’émancipation de la femme dans un univers urbain, glamour et féminin. Rentrez-donc dans les backstages de la carrière de cette artiste aussi éclectique, qu’authentique.

JAHLYS — Chanteuse "Il vaut mieux être vraie et fidèle à soi-même que de se travestir pour réussir"
Photo promotionnelle presse de JAHLYS, Paris – Février 2020
Photographe : Aurélie Chantelly Stylisme et DA : Yorhann Emmanuel Alexander

Bonjour Jahlys peux-tu te présenter ? 

Je suis Jahlys. Dans la vie, je fais de la musique, je suis chanteuse et je suis autrice de mes propres morceaux.

Ta mère Majesty est également chanteuse, tu l’as toujours accompagnée en studio et dans les backstages étant plus jeune. Quand as-tu su que tu voulais toi aussi être sur scène et faire de la musique ton métier ?

Ça a été étape par étape. J’ai eu une période quand j’étais petite où je disais que je voulais être “une star”. À l’adolescence, je considérais cela plus comme un rêve qu’un objectif, au lycée j’avais carrément oublié l’idée, j’étais concentrée sur mon choix d’études après le bac, ce que je voulais devenir dans le champ de métier “plus classique”.

C’est vraiment lors de mes études de commerce à l’EGC de Martinique que je me suis mise à faire des covers. Malgré toutes ces étapes, je n’ai jamais arrêté de chanter et d’aimer la musique. C’est vraiment lorsque Meryl m’a repérée que j’ai réalisé que je voulais en faire mon métier, car j’étais beaucoup plus passionnée par la musique que par mes études.

Qu’as-tu appris sur cette profession depuis que tu t’y es lancée à plein temps ?

Mes a prioris ont été que ce serait un peu plus facile, surtout à l’air d’Internet et de l’over communication. Qu’il suffisait de rentrer dans une certaine case, d’être un type d’artiste pour réussir à percer. Je ne m’attendais pas aussi, à une si grande partie administrative. Il y a aussi toutes les concessions et sacrifices que cela demande, car c’est un véritable entreprenariat au final. Il faut prendre en compte, que de se lancer à ce point dans un tel projet, a un impact énorme sur  ta vie, mais aussi sur ton moral. C’est un projet de vie qui a un impact sur nous en tant que personne. On découvre sur le tas les différents challenges que l’on doit affronter.

Jahlys — Chanteuse "Il vaut mieux être vraie et fidèle à soi-même que de se travestir pour réussir"
Photo promotionnelle presse de JAHLYS, Paris – Février 2020
Photographe : Aurélie Chantelly Stylisme et DA : Yorhann Emmanuel Alexander

Tu as un style éclectique, comment expliques-tu cette pluralité et en quoi est-elle importante pour toi ?

J’explique cette pluralité par le fait que je sois antillaise. Premièrement, car nous sommes au carrefour de plusieurs cultures. Notre histoire est dense et il y a plein de croisements culturels. Nous avons une ouverture sur le monde spécifique et depuis petite, je suis bercée par plusieurs styles musicaux. Par conséquent, j’ai eu plusieurs phases, en passant par du Whitney Houston, au rap, au Compas ou encore au Zouk. Il y a eu tellement d’influences que ce côté éclectique se retrouve chez la plupart des artistes antillais.e.s.

C’est important pour moi, il s’agit de mon identité et je ne veux pas l’abandonner. Je ne veux pas rentrer dans une case et m’y tenir à vie, ce serait me cloisonner et me mettre en cage. C’est donc très important ne serait-ce que pour me sentir libre.

Est-ce que cet héritage, participe au fait que tu utilises du français du créole et de l’anglais dans tes morceaux ? Quel est le rôle de cette diversité linguistique ?

En tant qu’antillaise, j’ai l’automatisme de parler différentes langues très naturellement et je les utilise en fonction des émotions que je souhaite exprimer. Mais je sais également qu’il y a une certaine question d’accessibilité au public. Je me tourne vers le français afin que la plupart des gens puissent me comprendre et m’entendre, mais je créolise pas mal mon français. J’utilise aussi l’anglais, car il y a des expressions uniques que l’on ne peut traduire ni en créole ni en français. Je n’ai pas envie d’arrêter de le faire, cela vient même très naturellement. Notre culture fait que notre façon de nous exprimer et nos ressentis sont différents, selon la langue.

Tes chansons prônent la liberté et l’émancipation de la femme. Comment as-tu réussi toi à t’assumer en tant que femme et à t’émanciper du regard des autres ?

Ça serait mentir déjà de dire que je suis arrivée au bout du processus. Je fais ce travail quotidiennement. Je le prône pour les femmes qui n’ont pas encore commencé ce processus et encourager celle qui l’ont déjà commencé afin qu’elles puissent voir qu’elles ne sont pas seules.
J’ai réussi à m’émanciper parce que depuis jeune, je suis confrontée à la misogynie et au sexisme comme la plupart des femmes autour de moi. Cette misogynie a pu être violente notamment verbalement. Du coup j’ai décidé assez jeune, au collège je crois, de m’endurcir à ce niveau-là. J’ai décidé que je n’allais pas laisser ce que les gens pensent de moi me définir. Ton estime de toi ne dépend que de toi ! C’est à partir de là, que j’ai commencé à me créer en tant que femme en me formant autour de cette misogynie malheureusement. J’ai décidé d’être moi-même que ça rentre dans les codes ou non. J’ai voulu m’affranchir de tous ces codes qui sont si difficiles à appliquer sachant que nous sommes tou.te.s différent.e.s.

Photo promotionnelle presse de JAHLYS, Paris – Février 2020
Photographe : Aurélie Chantelly Stylisme et DA : Yorhann Emmanuel Alexander

As-tu eu peur de faire ce choix d’utiliser ta plateforme afin de mettre en avant ton militantisme féministe ?

C’est venu naturellement. C’est une bonne partie de ma vie donc par conséquent cela fait aussi parti de mes inspirations. Cependant, j’ai quand même eu peur, nous restons quand même dans un monde sexiste et que cela pouvait représenter un frein en plus. Je me suis surtout dit, que je ne pouvais pas changer le fait que je sois une femme. Même si je n’étais pas féministe, je serais tout de même confrontée aux mêmes difficultés donc quitte à les affronter autant le faire en étant moi-même et en exposant mes valeurs.

Je vais être moi-même, vivre librement et c’est le message que j’ai envie de véhiculer au final. Je fais de l’art afin de transmettre et apporter quelque chose au public. Je ne fais pas de l’art pour moi-même et uniquement me satisfaire. J’avais envie d’aider les filles qui n’ont pas forcément ce type de figures autour d’elles et qui veulent faire partie de ce mouvement de femmes qui se soutiennent. Il vaut mieux être vraie et fidèle à soi-même que de se travestir pour réussir.

Comment est accueilli ce message par la scène antillaise ? 

Pour l’instant, c’est bien accueilli. Je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas encore dit de choses particulièrement provocantes ou des choses qui ébranlent trop les codes ou tout simplement parce que je n’ai pas encore l’exposition nécessaire. Mais il y a beaucoup de femmes qui me suivent, qui se reconnaissent dans ce que je dis ou même des hommes qui approuvent mon message et qui sont contents de voir ce que je véhicule.

Il y aura bien évidemment toujours des personnes contre ou qui n’auront pas forcément le courage de l’exprimer. Cela va donc passer par des insultes ou même tout simplement en disant que ma musique est nulle afin de ne pas rentrer dans les détails de ce qui les dérange. Enfin pour ceux qui ont compris que c’est le message qui les dérange au fond. Quand je sors quelque chose, quand j’écris un texte les avis sont toujours mitigés et c’est normal. Mais je trouve que je suis quand même bien accueillie ou pour le coup, je ne suis pas boycottée pour ce que je dis donc on est sur la bonne voie.

Tu te lances désormais dans l’écriture de tes propres chansons. Comment est-ce que ce processus t’a appris à te découvrir ou te redécouvrir ?

Avant de me lancer, on m’écrivait mes morceaux. C’est comme ça que j’ai commencé dans la musique avec Meryl justement ! Je me cachais beaucoup derrière cela. J’étais très contente que l’on m’écrive mes morceaux parce que je ne me sentais pas encore à l’aise afin de m’ouvrir autant. Je trouvais que c’était trop me dénuder devant tout le monde et je suis assez pudique en ce qui concerne mes sentiments. Beaucoup plus qu’en ce qui concerne mon corps, ce qui est très paradoxal haha.

Sauf que malheureusement, lorsque l’on t’écrit tes morceaux et que tu délègues, il arrive un moment où l’on te sous-estime et on s’approprie ton travail. Je commençais à me sentir comme une poupée, une marionnette, que l’on ne me prenait pas au sérieux et que d’autres personnes “me créaient”. Je n’avais absolument pas envie que cela devienne vrai et j’avais envie de faire quelque chose qui me ressemblait quitte à prendre plus de temps pour l’entreprendre. Je me suis donc émancipée de cette timidité, en faisant un bon travail sur moi. J’ai commencé par une chanson d’amour intitulée Light et petit à petit je me suis ouverte sur d’autres sujets. Aujourd’hui j’accepte difficilement que l’on m’écrive mes morceaux. Je me suis redécouverte, car c’est une véritable épreuve. Quand j’ai dû me mettre devant ma feuille, j’ai dû me surpasser, car les doutes qui m’envahissent. Mais tout cela te pousse à l’accepter, à t’aimer et à te dépasser.

Quel est un trait de caractère que tu as découvert grâce à l’écriture ?

Je dirais sûrement la profonde mélancolie que l’on ne voit pas du tout chez-moi. Je suis toujours joviale, souvent de très bonne humeur même quand ça va un peu moins bien je ne le montre pas forcément. Il y a une certaine mélancolie qui m’envahit quand j’écris et avant elle m’était complètement inconnue.

Tu es une artiste indépendante, tu es ta propre productrice. Comment arrives-tu à trouver un équilibre avec toutes ces casquettes ?

C’est compliqué, mais j’ai la chance d’avoir commencé à être entourée d’une équipe géniale, qui me comprend et qui m’aide beaucoup. Elle est constituée de Jiovann Felsina et de Yorhann Emmanuel qui sont les deux gros piliers qui m’aident au quotidien. J’ai la chance d’être entourée de personnes qui sont passionnées de ce qu’elles font, qui croient en elle, en moi et en nos carrières et au fait qu’elles peuvent aller loin.

Tu es localisée en Martinique, pourquoi avoir fait ce choix de rester ?

Premièrement, parce que je l’aime profondément cette île et que je n’avais jusque-là aucune obligation de me déplacer sur l’hexagone. La plupart des jeunes qui partent le font parce que ça devient une obligation, par exemple pour les études et j’ai eu la chance d’avoir le choix. C’est à mon peuple que je veux parler et conquérir en premier. Rester en Martinique au début de ma carrière me parait alors logique et naturel. C’est d’ailleurs le mieux car c’est à eux que je veux plaire en première. Après, je sais que ce sera sûrement une obligation de partir, c’est d’ailleurs prévu pour cette année. Je vais me déplacer sur le national, pour continuer ma carrière. Je sais que les personnes de l’industrie s’y trouvent donc il ne faut pas aller à l’encontre de nos opportunités.

Jahlys — Chanteuse "Il vaut mieux être vraie et fidèle à soi-même que de se travestir pour réussir"
Photo promotionnelle presse de JAHLYS, Paris – Février 2020 Photographe : Aurélie Chantelly Stylisme et DA : Yorhann Emmanuel Alexander

Aujourd’hui un.e artiste, c’est également une marque et une image. Comment l’entretiens et la travailles-tu ?

Justement, je reçois actuellement l’aide de Yorhann Emmanuel qui est mon agent d’image. Je l’avais contacté dans un premier temps pour du stylisme et il m’a ensuite parlé de ses activités et ses objectifs. Aujourd’hui, il travaille sur mon image, me prépare aux interviews afin d’être le plus à l’aise face à tous les médias possibles. Il va m’habiller et m’aider à trouver un univers et une direction artistique. Cela passe par les shootings, la réalisation de mes clips et tout ce qui concerne ma visibilité. Avant Yorhann, je le faisais seule, mais c’est un véritable métier donc il me fallait quelqu’un avec de véritables qualifications et compétences dans ce domaine.

Peux-tu nous décrire cet univers que tu travailles ?

Je dirais un univers caribéen, assez glamour, très féminin. Un univers très sexy qui peut être provoquant, mais également urbain qui tire son influence du rap et des États-unis.

Cacao média croit beaucoup dans la loi de l’attraction alors qu’elle serait la collaboration que tu souhaiterais manifester ?

Alors, ça change tous les deux jours parce que j’admire beaucoup d’artistes. Vu que Rihanna a décidé d’arrêter la musique ça ne sert à rien de la citer haha. Mais la collaboration que j’aimerais manifester actuellement serait celle avec Drake.

Parmi tous tes projets musicaux, lequel est à écouter en boucle en cette période de confinement ?

En plein confinement, je conseille mon nouveau freestyle qui s’appelle Nagini. Pour moi, c’est une introduction au virage musical que j’ai envie de prendre. Je veux présenter une nouvelle facette de ma musique. Ce virage sera ponctué d’ailleurs par un nouveau projet en ce sens.

Si tu devais nous décrire la Jahlys que tu aimerais être dans 10 ans qu’est-ce que ça donnerait ?

Dans 10 ans, j’aimerais rester la même. Très sincèrement j’aimerais avoir 20 ans éternellement donc j’espère être la même dans les grandes lignes tout en évoluant bien sûr. J’espère avoir appris de nouvelles choses et qu’artistiquement j’aurais évolué, acquis de nouvelles compétences. Si jamais ma carrière en tant qu’artiste est en déclin j’espère quand même continuer à travailler dans la musique à d’autres postes. J’espère avoir vraiment participé aux causes que je défends aujourd’hui que ce soit la lutte contre le racisme, les discriminations contre la communauté LGBTQI+ et bien sûr le féminisme. J’espère avoir participé au développement de mon île, des Antilles, Guyane que ce soit dans la musique ou dans d’autres domaines. J’espère être devenue un personnage important pour les femmes et pour la communauté noire.

Tu parles de ton intérêt pour d’autres domaines que la musique, quels sont-ils ?

Dans le futur, j’aimerais beaucoup me développer dans la mode. J’aimerais avoir ma propre marque. Après j’aimerais vraiment m’investir comme je l’ai dit dans les différentes luttes qui me tiennent à coeur à l’instar de Rihanna qui a su utiliser sa notoriété pour d’autres causes.

Peux-tu partager avec nous un endroit, une personne et une citation qui t’inspirent ?

L’endroit qui m’inspire le plus est la rivière. Je trouve que c’est un endroit très apaisant, j’ai l’impression d’en sortir purifiée et du coup ça met du baume au coeur. 

La personne qui m’inspire beaucoup, on vient d’en parler et c’est Rihanna. Tout simplement son impact, la diversification de ses activités. On l’oublie parfois mais elle aussi est Caribéenne. Elle vient de Barbade une toute petite île et elle est à la tête du monde, donc c’est très inspirant pour la femme et l’artiste que je suis.

Pour finir, la citation qui m’inspire, est de Beyoncé, car je suis une très grande fan et je m’en veux de ne pas l’avoir citée haha. Il s’agit de “Je n’ai rien à prouver à personne, j’ai juste à suivre mon coeur et à me concentrer sur ce que je veux dire au monde, je dirige moi-même mon monde”.

Qu’est-ce qui te fait “feel good” toi ?

C’est vraiment d’écouter mes morceaux de rap préférés. J’ai des morceaux qui me font vraiment me sentir bien même s’ils sont anciens. Par exemple, tout l’album Dans ma bulle de Diam’s.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de bon pour la suite de ta carrière ?

Pour la suite de ma carrière, vous pourriez me souhaiter de la réussite, mais aussi vraiment de vivre des choses qui humainement parlant sont impactante. J’ai envie grâce à ma carrière, de vivre une aventure humaine et que je m’épanouisse dans mon travail.

Retrouve « Première Dame » le dernier clip de Jahlys ici, et retrouve la également sur sa page Instagram.

Léonie Vignocan

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