Gael Barboza — Auteur & artiste polyvalent « Ce que je n’arrive pas à dire, je l’écris et ce que je n’arrive pas à écrire, je le peins. »

À 29 ans, Gael Barboza est un artiste marseillais, possédant de multiples talents. Rappeur, auteur, peintre, il dévoile à son public ses états d’âme et à travers ses mots, soigne nos maux. Retrouvez son univers plein d’amour sous toutes ses formes.

Bonjour Gaël peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Gaël Barboza, je suis artiste, auteur. Je ne me définis pas en tant que poète, car je m’exprime principalement par l’écriture, mais ça peut être aussi à travers la peinture, la photo ou encore la vidéo. J’ai 29 ans, j’habite à Marseille et je suis originaire du Brésil.

L’écriture a toujours fait partie de ta vie que ce soit lorsque tu étais rappeur ou lors de l’écriture de scénarios. Désormais, tu écris des poèmes, penses-tu que l’on devient poète ou que l’on naît poète ?

C’est une question intéressante, que je ne me suis jamais posée. Dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à raconter des histoires, j’avais beaucoup d’imagination et j’étais très seul. Je reliais toutes mes histoires, j’allais à l’école et je les échangeais contre des bonbons à mes ami.e.s.

Il y a des gens qui vont grandir avec cette passion dès le début, mais d’autres vont vivre des choses et auront le besoin de les exprimer à travers l’écriture. Je connais beaucoup de gens qui à travers des ateliers d’écriture se sont découvert une passion ! Il n’y a pas de cursus type, cela peut venir d’expériences de vie, tout comme au début ou milieu de sa vie. 

« La haine est un véritable virus et l’amour est le médicament contre ce virus »

Le fil rouge de tous tes ouvrages est l’amour sous toutes ses formes. Tu as exprimé cependant t’adresser surtout à la communauté noire. En quoi, ce sujet, peu exploité au sein de la communauté, a besoin de l’être ?

Comme j’aime à le dire, la communauté noire a tellement connue la haine qu’aujourd’hui elle a besoin de connaître l’amour. Beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment la portée de cette phrase, car ils pensent directement au racisme. Mais la communauté noire a également connu la division en termes d’interactions sociales, avec notamment Willie Lynch et son discours opposant la femme au mari, les plus jeunes aux plus agé.e.s. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous sommes divisés, que ce soit entre les Antillais et les Africains ou même au sein de l’Afrique entre les différentes nationalités et ethnies.

 Aujourd’hui, la haine est un véritable virus et l’amour est le médicament contre ce virus. Nous en avons besoin, que ce soit au quotidien ou encore sur le point individuel aussi. Nous avons appris à nous détester, à ne pas aimer notre image, à vouloir ressembler à quelqu’un d’autre, quand on se regarde dans le miroir. Tout cela est dû à un manque d’amour, si nous avons appris à haïr nous pouvons apprendre à aimer. 

Si tu ne t’aimes pas toi-même tu ne pourras pas offrir de l’amour à quelqu’un. C’est une mécanique, que moi-même j’ai mis du temps à comprendre, je l’ai appris sur le tard. Je ne m’acceptais pas comme j’étais et une fois que j’ai retrouvé cette paix avec moi-même, je me suis aimé et j’ai réussi à pouvoir donner de l’amour. L’amour est vraiment le fil conducteur, car il peut débloquer énormément de choses dans la vie.

Tu mets surtout l’emphase sur l’amour de soi. Peux-tu nous parler de comment toi, tu as réussi à t’aimer ?

C’est né malgré moi. L’amour de soi a été le début de ma compréhension des interactions sociales. Avant, je faisais passer les autres avant ma propre personne et je m’oubliais, du coup j’entretenais des relations toxiques pour la plupart. Pour pallier cela, j’ai dû affronter quelque chose qui m’a effrayé pendant beaucoup d’années et qui est : la solitude. Une fois que j’ai affronté cette solitude, j’ai découvert des facettes de moi que je ne connaissais pas. Je me suis rendu compte de la force qui était en moi. Cela m’a permis de faire le point, voir mes défauts et mes qualités, de me connaître de m’aimer moi-même. On ne peut pas aimer quelqu’un sans se connaître. Si je présente à quelqu’un, une boîte sans lui dire ce qu’il y a à l’intérieur, la personne ne pourra pas me dire si elle aime la boîte s’il elle ne sait pas ce qu’elle contient et pour l’amour c’est pareil

J’ai commencé la poésie à un moment de ma vie, où sur le plan personnel, je me séparais de la mère de mes enfants. Ça a été un moment difficile, où il a fallu que je réussisse à exprimer des sentiments que je n’arrivais pas à identifier. La poésie m’a justement permis de les identifier en lisant les textes de Nayyirah Waheed, une poète afro-américaine, qui m’a profondément bouleversé. Je sais d’ailleurs que l’on peut voir beaucoup de similitudes avec ma façon d’écrire. J’avais l’impression lorsque je la lisais, qu’elle s’adressait à moi et limite que c’était moi qui écrivais. Pour la première fois de ma vie, je découvrais un style d’écriture que je n’avais jamais lu, une manière de parler, de s’adresser aux gens que je n’avais vu et c’était une évidence qu’il fallait que je livre et décrive mes sentiments de cette même manière. L’amour de soi est donc vraiment à la base de mon cheminement poétique.

« J’essaye de lutter contre ces stéréotypes qui empêchent à certains publics de découvrir la poésie. »

 L’un de tes ouvrages Jazz parle des tribulations sentimentales, sociales et poétiques d’un homme noir en France. En quoi ton expérience en tant qu’homme noir Français est-elle si particulière ?

Elle est particulière, car il a toute une partie identitaire venant du fait que je sois métisse. J’ai cette partie là qui vient s’inclure et qui constitue un choix. Je connais des métisses qui ne s’identifient pas comme étant noir.e.s et pendant des années, je ne comprenais pas. Depuis ma réflexion a évolué à ce niveau là. Je ne comprenais pas car j’ai grandi dans une famille blanche dans un petit village. J’ai donc été confronté très tôt au racisme et à ma négritude. Le fait que je sois noir était donc une évidence pour moi.

Il y avait beaucoup de haine en moi mais certaines expériences de vie m’ont apaisé de façon progressive. Notamment mon voyage au Brésil durant lequel j’ai renoué des liens avec ma famille biologique. J’ai refait ce parcours identitaire et ce cheminement vers mes origines quand j’ai rencontré également ma famille blanche au Brésil.

Chacun.e va à son rythme, moi il m’a fallu beaucoup de temps avant que je puisse parler d’identité et d’évoquer ce que c’est d’être noir. J’ai écrit ce livre à 26 ans et beaucoup d’évènements m’y ont amené. Avant, lorsque j’étais rappeur, j’écrivais des textes engagés avec une autre manière d’écrire, plus virulente et peut-être même plus insolente. Il a fallu toutes ces étapes afin que j’arrive à aborder la question épineuse qui est : qu’est ce que c’est d’être noir.e en France. Je n’avais pas réussi à le faire de façon apaisée et objective avant l’écriture de Jazz.

Tu parles donc en tant qu’homme, mais ton public est majoritairement féminin, comment expliques-tu cela ?

Je pense que cela vient du fait qu’il s’agisse de poésie. Je l’ai constaté lorsque j’ai regardé mes statistiques sur Instagram. J’ai aussi été étonné de voir qu’il y avait beaucoup de personnes non-racisée qui me suivaient ou tout simplement d’autres communautés. J’ai été étonné de voir que mon écriture pouvait toucher les gens de manière générale. Je pensais qu’en parlant de choses assez spécifiques que ça n’allait toucher que les gens concernés mais pas du tout. 

En ce qui concerne mon public féminin, je trouve ça plutôt valorisant. L’un des plus beaux compliment que l’on m’a fait, lorsque j’ai sorti Jazz, est venu d’une personne qui pensait que c’était une femme qui écrivait ces poèmes. Cela  m’a énormément touché, car j’ai toujours été très attentif à la sensibilité féminine. J’ai toujours pris en compte et mis en avant l’avis des femmes dans mes poèmes. Je pense aussi que ce n’est pas pour rien que j’ai été aussi touché par Nayyirah Waheed. La sensibilité est vraiment différente.

Même lorsque je rappais, j’écoutais plus de rappeuses que de rappeurs. Les textes sont beaucoup plus centrés sur le ressenti, l’émotion. Nous vivons dans une société où les hommes ont peur de parler de sentiments et de renvoyer une image d’homme fragile, alors qu’en réalité c’est tout le contraire. Je voulais à travers cette démarche-là, montrer que l’on peut être un homme fort et viril dans le sens noble du terme en parlant de sentiments et d’amour.

Gael Barboza
Gael Barboza

Penses-tu donc que c’est cet amalgame entre vulnérabilité et sentiments qui fait que les hommes s’intéressent un peu moins à ton contenu ?

Oui je pense qu’il s’agit d’une peur de s’exprimer. Il y a aussi le fait que ce sujet soit parfois tabou au sein de la communauté noire. Nous avons grandi dans des familles où parfois dire je t’aime ne se fait pas ou alors tardivement. Ce n’est pas quelque chose qui culturellement est forcément facile à faire. Je suis donc parti d’une nécessité. J’écris toujours pour me libérer de certains sentiments, mais j’écris aussi pour les autres.

Je pars du principe qu’en tant qu’artiste on est forcément engagé du fait qu’on exprime notre avis, et en tant qu’artiste noir on est doublement engagé. Donc c’est de ce postula que je suis parti et c’est pour cela que j’ai choisi de parler d’amour. J’essaye de lutter contre ces stéréotypes qui empêchent à certains publics de découvrir la poésie. Certains hommes ne se penchent pas sur la poésie en disant que c’est pour les femmes alors que pas du tout. 

Dans ton livre Nadji tu dis que les “marginaux, rejetés, derniers de la classes” peuvent trouver refuge aux coeur de tes écrits. Lorsque toi, tu te sentais différent, ou même rejeté où trouvais-tu refuge ?

Je trouvais refuge dans le rap. Très tôt, à l’âge de 15 ans ça a été mon exutoire, le moyen de m’exprimer, ma tribune. Si je n’avais eu le rap, je pense vraiment que j’aurais mal tourné car j’avais de mauvaises fréquentations. J’allais faire des concerts, tous les mercredis on se retrouvait dans le studio du quartier.

Ça m’a été d’une grande aide car j’ai pu mettre des mots sur des choses que je n’arrivais pas à exprimer et j’avais vraiment le sentiment d’être moi-même en rappant. Lorsque j’arrêtais de rapper, j’étais cette personne timide qui n’osait pas parler. Lorsque mes potes venaient me voir en concert ils avaient l’impression de voir une autre personne car sur scène j’étais libéré. Le rap était vraiment le moyen de mettre des mots sur mes maux.

Tu as évoqué le fait que l’écriture soit une thérapie écris-tu pour t’exprimer ou t’exprimes-tu en écrivant ?

Très bonne question ! Je dirais que mon processus créatif est en constante évolution. Au début j’écrivais vraiment pour m’exprimer mais aussi pour me libérer de certains poids. Je pars du principe que ce je n’arrive pas à dire, je l’écris et ce que je n’arrive pas à écrire, je le peins. Donc quand j’en arrive à la peinture c’est qu’il y a un gros cumul émotionnel qui s’est emmagasiné. J’ai beaucoup plus de facilité à m’exprimer à l’écrit qu’à l’oral même si beaucoup sont surpris quand je le dis. Je suis un timide bavard, je parle pour combler le vide, j’ai peur du silence.

En réalité livrer mes sentiments n’est pas quelque chose de facile pour moi à l’oral comme pour beaucoup de gens. J’ai aussi réalisé que mes écrits pouvaient aider les gens grâce à tous les messages que je recevais. J’ai vu qu’il y avait un besoin de se retrouver, que ce soit pour mon audience noire mais aussi pour comme je le dis dans Nadji pour tous les marginaux, les écorchés vifs, tous les gens qui ne sont pas représentés dans les médias ou encore dans les films etc.  J’essaye d’inclure, toutes ces personnes qui ne se retrouvent pas, dans mon écriture et dans ce processus créatif.

Couverture de Jamal & Nola, dernier livre de Gael Barboza
Couverture de Jamal & Nola, dernier livre de Gael Barboza

La poésie également te permet d’avoir le contrôle, mais tu as aussi expliqué qu’une fois ton livre publié, les écrits appartiennent alors à tes lecteurs. Comment gères-tu cette perte de contrôle ?

C’est une étape très très dure pour moi car je suis assez perfectionniste. C’est l’une de mes plus grandes qualités mais également l’un de mes plus grands défaut. J’ai du mal à mettre ce fameux point final à la fin d’un livre. C’est peut-être pour ça qu’inconsciemment j’en utilise très peu dans mes poèmes. J’aime revenir sur mes écrits, les corriger. Mais c’est une pratique sur laquelle j’arrive désormais à avoir le control, j’arrive à me dire stop et me dire que le processus créatif est comme ça et de le laisser tel quel et le sortir. Mais au début, c’était compliqué, je pense surtout à Jazz qui a été le seul qui a eu une deuxième édition par exemple.

Tu n’utilises pas de points, mais il n’y a également pas de numéro de pages dans tes livres, pourquoi ?

Je l’explique dans l’un de mes poèmes. Beaucoup de gens m’ont dit ouvrir mes livres et tomber sur un poème exprimant parfaitement ce qu’ils ressentaient. C’est pour cela que je l’ai laissé de cette manière là. Je souhaitais structurer la poésie contemporaine. J’ai voulu enlever les majuscules, les virgules pour qu’il y ai un coté oral à ce que j’écris. Mes textes ne se lisent pas avec une grille de lecture occidentalisée. Mais pour faire cela il faut quand même avoir des bases, même si j’ai arrêté l’école très tôt, j’ai beaucoup travaillé.

 Il ne faut pas se dire oui on va arriver et tout modifier n’importe comment.Je pense notamment à Spike Lee et  Jean-Michel Basquiat, tous ces gens avaient les connaissances techniques dans leurs domaines et ces connaissances ont été indispensables afin de se libérer de ces chaînes et créer leurs grilles de lecture. On ne peut pas arriver et dire “ouais je vais faire comme je le veux”. Il faut connaître ce qui a été fait avant, même si ça n’a pas forcément été fait par des gens qui nous ressemblent. Il y a des bases, des règles et des techniques à connaître avant de pouvoir s’approprier quelque chose.

Poème extrait d’African Dream de Gael Barboza

Tu es un auteur indépendant. C’est à dire que tu n’as pas de contrat avec une maison d’édition pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai fait ce choix après m’être rendu compte qu’il y avait deux types de maisons d’édition. Celles qui soutirent de l’argent aux auteur.e.s pour publier leurs livres. Je pars du postulat que j’ai du talent et que c’est plutôt à moi d’être payé, que de payer pour être publier. Ensuite il y a les maisons d’édition classiques, où on est payé en tant qu’auteur.e mais il y a que 2% des manuscrits qui sont publiés par an. Donc il faut vraiment plaire à la bonne personne.

Quand j’ai publié Jazz, nous étions dans un autre contexte. Il n’y avait pas encore cet effet Black Panther qui a permis une certaine représentation des minorités même si cela reste encore compliqué en France au niveau de l’écriture. Donc quand j’ai commencé, toutes les maisons d’édition m’ont dit non. Mais comme je suis déterminé, je n’ai pas vu ça comme un obstacle mais plutôt comme un moyen de faire les choses différemment.

J’ai découvert la plateforme d’édition d’amazon qui est la plateforme Kdp publishing qui permet de publier gratuitement et de percevoir des royalties. Donc ça me correspondait parfaitement, mes livres pouvaient être disponibles dans le monde entier tout en étant payé. Bien évidemment au début je n’avais pas l’audience que j’ai actuellement mais comme pour tout il faut travailler pour avoir du succès.

Comment gères-tu la partie marketing sans maison d’édition ?

Quand on est indépendant on gère TOUT. Que l’on soit écrivain, rappeur, comédien, une fois que l’on est un artiste indépendant on doit gérer l’aspect créatif dans lequel on s’épanouit et l’aspect administratif. C’est vraiment un travail à temps plein. Beaucoup de gens pensent que je me contente d’écrire mais c’est beaucoup plus que ça, il y a un énorme travail derrière.

J’ai de la chance d’avoir de l’expérience grâce à la gestion que j’ai pu entreprendre pour mon propre label artistique. J’ai donc une vue d’ensemble à ce niveau-là. Je sais ce que c’est d’avoir une bonne stratégie, de se projeter et de gérer la communication visuelle et les relations publiques. Je pouvais donc être autonome à ce niveau la mais ce n’est pas facile. C’est une expérience de 10 ans au préalable qui m’a permis d’avoir l’audience que j’ai aujourd’hui.

Que penses-tu de ce nouveau type de poésie appelé l’instapoetry qui a été mis en avant notamment par Rupi Kaur ?

C’est bien de citer Rupi Kaur car j’ai cité plus tôt Nayyirah Waheed qui a été la pionnière de ce mouvement. En 2012 elle a sorti son livre Salt qui a été le premier livre de ce type avec cette architecture poétique contenant peu de mots. C’est vraiment une culture même une branche dans la poésie maintenant. La poésie sur Instagram est vraiment une nouvelle façon de s’exprimer à travers des carrés et c’est un vrai challenge.

Rupi Kaur s’est d’ailleurs beaucoup inspirée de Nayyirah Waheed. Bon je n’utilise pas le terme plagier car c’est elle la seule juge, mais il y a pas mal de similitudes qui sont d’ailleurs parfois troublantes. C’est donc bien de rappeler que les poèmes de Rupi Kaur qui sont très beaux sont aussi l’héritage de Nayyirah Waheed.

Tu nous as dis plus tot que lorsque tu n’arrives pas à écrire tu peins, peux-tu nous parler plus de cette branche de ton art ?

Pour l’instant j’essaye de me constituer une petite collection de peintures, mais je m’y consacre pleinement. Il se trouve que j’ai arrêté mon travail alimentaire et je me suis lancé pleinement dans mes activités artistiques depuis un an donc je peins et j’écris beaucoup plus. Donc c’est un projet à très court terme de développer cela et très certainement commercialiser ce que je peins.

Peux-tu partager avec nous un endroit, une personne et une citation qui t’inspirent ?

Pour l’endroit je vais faire le chauvin, je ne serais pas un vrai marseillais si je disais Paris haha. Donc Marseille évidemment car c’est là que je me sens chez moi. Il y a cette insularité à Marseille que l’on ne retrouve dans aucune autre ville en France. On a une vraie culture, ici les gens se trouvent marseillais.e.s avant d’être français.e.s. Même les gens qui y déménagent, il y a une assimilation très rapide et iels se considèrent très vite comme marseillais.e.s. 

Pour la personne je dirais Sade Adu qui est probablement l’une des artistes qui m’inspire le plus. C’est l’incarnation vivante de la poésie, ce que soit par ses textes ou encore sa façon de chanter. Même avant Nayyirah Waheed j’ai été très inspiré par Sade que j’ai écouté très jeune. 

Je dirais une phrase de Mickael Jackson qu’il a dit lors de son procès dans les années 2000. Avant d’être innocenté il a dit : “Les mensonges courent des sprints et la vérité un marathon” et cette phrase m’avait percuté en étant jeune.

Gael Barboza
Peinture de Gael Barboza

Qu’est-ce qui te fait “feel good” toi ?

Le soleil,  regarder le ciel, les choses très simples. J’ai appris à les apprécier car je ne cesse de me rappeler que du jour au lendemain on peut perdre la vie surtout quand on voit tout ce qu’il se passe aujourd’hui. Donc ça passera par le fait d’apprécier mes proches, ma famille, le soleil etc.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de bon pour la suite de ta carrière ?

La réussite et de continuer à inspirer les gens car c’est le propre d’un artiste. Ce sont les gens aussi qui m’inspirent. Je suis plus intéressé par les interactions réelles que les interactions virtuelles, j’aime découvrir les gens, leurs vécus, leurs parcours. Donc qu’on me souhaite la réussite et de rencontrer davantage de personnes.

Léonie Vignocan

Découvre Jamal & Nola le dernier livre de Garl Barboza ici ! Retrouve ses poèmes et peintures également sur sa page Instagram !

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